Fin des contrats aidés : la Fédé alerte la presse

Suite à l’annonce de la suppression des contrats aidés, notre fédération a tenu à exprimer son inquiétude auprès des médias locaux.

Voici le contenu du communiqué envoyé à la presse : 

Les services aux habitants développés par les centres sociaux de Charente-Maritime sérieusement menacés.

Le gouvernement a confirmé, fin août, un gel des emplois aidés en 2017 et une diminution significative en 2018. Une décision brutale qui met en émoi administrateurs et professionnels des centres sociaux qui œuvrent au quotidien pour bâtir le lien social et briser l’isolement sur les territoires.

La Fédération départementale des centres sociaux 17 dénonce fermement la suppression des emplois aidés, dont plus de 150 d’ici juin prochain au sein de son réseau.

La baisse brutale des contrats aidés provoque une immense inquiétude pour les bénévoles et les habitants et risque de se transformer en colère.

Les centres sociaux sont des lieux d’animation sociale et culturelle ouvert à tous les habitants d’un territoire ou  d’un quartier. Chaque habitant peut y trouver des activités et des services dans les domaines les plus variés : accompagnement scolaire, centre de loisirs, insertion sociale et professionnelle, ateliers, multimédia, sport, voyages, chantiers de jeunes, aide administrative…Supprimer les contrats aidés c’est nuire gravement à un équilibre humain et social que les centres sociaux essaient  de préserver avec beaucoup d’engagement et de responsabilité.

Des engagements bafoués

En supprimant les emplois aidés, le gouvernement invalide les Projets sociaux (d’établissement) pourtant validés par la CAF, le Conseil départemental et les communes. La convention tripartite engage les signataires à mettre en exécution les actions annoncées au service des habitants. Priver nos associations de moyens met à mal les engagements pris et la vocation même des centres sociaux. 

Des conséquences lourdes

En premier lieu pour les personnes concernées dont les missions n’ont pas été renouvelées, et pour celles qui éloignées du marché du travail qui ne pourront pas bénéficier de ces dispositifs.

Sur l’offre de service aux habitants, qui ne pourra pas être maintenue, alors qu’elle est déjà le plus souvent insuffisante.

Sur l’avenir des centres sociaux et leurs capacités à réaliser leurs projets.